Quelle eau boire ?

Chronique du 20 septembre 2022 sur France Bleu Isère


Nous avons déjà vu quelle quantité d’eau boire et comment la boire dans la journée. Maintenant, question Ô combien polémique : Quelle eau boire ?


Nous avons deux options principales : l’eau du robinet et l’eau en bouteille.

Commençons par l’eau du robinet. En France nous avons la chance d’avoir une eau potable à disposition. Boire l’eau du robinet ne nous rendra pas malades. Elle peut, dans certaines régions, avoir mauvais goût, sentir le chlore, ne pas être spécialement limpide… Mais globalement elle est potable.

Mais potable ne veut pas dire bonne pour la santé.

Les différents traitements qu’elle subit et les canalisations suivies avant d’arriver chez vous impactent sa qualité.


Une petite astuce pour supprimer le goût et l’odeur du chlore : il suffit de laisser reposer l'eau dans une carafe ouverte. Pour accélérer le processus, on peut mettre cette carafe dans le réfrigérateur. Le froid diminue la solubilité du chlore dans l'eau. Il se transforme en gaz et s'échappe dans l'air. Une heure de ce traitement est généralement suffisante.


Pour information, les analyses de l’eau que vous buvez sont affichées en mairie ou disponibles sur les sites internet de votre commune et de votre fournisseur.


Parlons maintenant de l’eau en bouteille :

Il faut déjà savoir qu’il existe deux types d’eau que l’on retrouve en bouteille.

L’eau de source et l’eau minérale.

Pour qu’une eau puisse recevoir la dénomination « eau minérale », sa composition en sels minéraux et en oligo-éléments ne doit pas varier avec le temps et elle doit avoir été reconnue comme étant bénéfique pour la santé par l’Académie Nationale de Médecine. À l’inverse les eaux de source ont une teneur en minéraux qui peut varier d’une bouteille à l’autre, altérant ainsi leur goût. Les eaux minérales naturelles et les eaux de source n'ont besoin d'aucun traitement de désinfection. Elles sont naturellement pures.

Cette absence de traitement en fait l’une des grandes différences avec l’eau du robinet.


On peut toutefois soulever trois inconvénients aux eaux en bouteilles, surtout celles en plastique :

• Elles ne sont pas véritablement « Eco-friendly ». Les quantités astronomiques de plastiques (plus de 150000 tonnes/an) qu’elles consomment sont source de pollution.


• Malgré les efforts faits par les industriels, les bouteilles plastiques ne sont pas toujours exemptes de perturbateurs endocriniens type PCB ou autres.


• Enfin, dernier point qui suscite de grands débats entre les experts :

La question est : Sommes-nous en mesure d’assimiler les différents minéraux et autres éléments contenus dans les eaux en bouteilles ?

Je fais ici une grande différence avec une eau consommée à la source comme il est possible de le faire à Évian, Vichy, Contrexéville…

Il est aujourd’hui démontré qu’une eau embouteillée perd une grande partie de ses bienfaits. On a d’ailleurs essayé, sans succès, au 19e siècle de mettre de l’eau thermale en bouteille pour faire des traitements à domicile.


Quelles sont les conséquences de cela pour nous autres consommateurs ?

En fait nous sommes des êtres hétérotrophes.

Nous n’assimilons pas les éléments inorganiques comme les minéraux contenus dans les eaux qui sont restés en bouteilles perdant ce qui les rend bénéfiques à la source. Ils ne sont pas biodisponibles. Ce sont nos reins qui fatiguent pour éliminer ces éléments.

Pour faire simple, voire simpliste : cette eau n’est plus vivante.

Face à ce constat, il est conseillé par un grand nombre de thérapeutes de prendre les eaux en bouteille qui ont ce que l’on nomme des « résidus à sec » les plus faibles : généralement autour de 100 PPM (parties par million). Cette information est inscrite sur toutes les étiquettes.

Il faut aussi changer régulièrement de sources consommées.


Alors, robinet ou bouteille :

Le débat reste ouvert jusqu’à plus ample informé ! Mais quand même, l’eau du robinet reste en moyenne 65 fois moins chère que l’eau en bouteille.


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